Dix points sur la Canne, 
le Sucre et le Rhum en Martinique

1.Présentation

2.Sélection variétale

3.Maladies

4.Ravageurs

5.Culture

6.Sucre et rhums de sucrerie

7.Rhum agricole

8.Sites industriels

9.Sous produits

10.La canne, valeur sûre

 

5. Culture

Les pratiques culturales dominantes consistent en :
Pour plus de précisions, nous vous invitons à consulter les rubriques « Fiches techniques » & « Documentation », avec la mise en ligne progressive de divers documents régulièrement mis à jour.

 

 

Plantation

Installée en terre pour plusieurs années, la canne est une plante pérenne, cultivée comme une culture annuelle. Après une succession de 5 à 8 cycles de récolte (cf. point 1. Présentation), voire plus, la replantation doit être envisagée.

Pour la préparation des sols, qui peut débuter quelques mois avant la mise en terre des plants, plusieurs opérations sont nécessaires :
  - les aménagements fonciers
  - le sous-solage 
  - le chaulage 
  - le pseudo-labour
  - l'affinage

La plantation proprement dite passe ensuite par :
  - le sillonnage
  - la fumure
  - la coupe des plants
  - la mise en place des plants
  - le recouvrement des plants
  - le traitement herbicide de pré-émergence

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Entretien

Fertilisation

Les préconisations pour la fertilisation de la canne consistent en apports d’engrais complet de type NPK, de façon à répondre aux besoins de la plante (de l’ordre de 120 N – 80 P- 160 K), tout en intégrant les risques de perte en azote, et à corriger les éventuelles carences. 

Selon les situations pédo-climatiques et l’espérance de rendement agricole, les formules et les doses varient ; à raison de 800 kg à 1 t/ha d’engrais, pour une espérance de rendement 70 à 100 t/ha de canne. L’apport peut se faire en une fois au fond du sillon (à la plantation) ou sur le rang (en rejeton) ou en deux fois. Le fractionnement étant surtout pratiqué dans les sols à faible pouvoir absorbant.

Désherbage

Concernant la lutte contre les adventices, les lignes directrices sont résumées ci-dessous, sachant que la nature des produits commerciaux et des matières actives, ainsi que les doses préconisées sont sujettes à variations.
 

Dératisation

L'utilisation de produits anti-coagulants est la méthode de lutte actuellement la plus efficace. Ils se présentent sous forme d'appâts préparés avec un agent appétant (généralement des grains de céréales).
Ex. de matières actives : bromadiolone, coumaphène, chlorophacinone, difénacoum, brodifénacoum, etc.

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Récolte

La campagne dure 3 à 5 mois à la Martinique, selon les unités de transformation. Traditionnellement située entre février et juin, la récolte peut s’étaler jusqu’au mois de juillet. Cette période débute avec la saison sèche (carême) et se termine avec l’arrivée de la saison des pluies. 

Trois grands modes de récolte sont distingués suivant le degré de mécanisation de la coupe et du chargement et la forme de mobilisation du personnel : 
  - la récolte manuelle (coupe et ramassage manuels) ; 
  - la récolte semi-mécanisée (coupe manuelle et ramassage mécanisé) ; 
  - la récolte totalement mécanisée.

La récolte totalement manuelle, vu son coût et de sa pénibilité, est en voie de disparition de nos jours ; tandis que les prestataires de services ou « chefs de file » offrent l’accès au chargement mécanisé (par cane-loader) et à la récolte totalement mécanisée. Cette dernière est en très forte progression et représente près des trois quarts du tonnage récolté.

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(*) La récolte semi-mécanisée peut faire appel à un trans-loader (chargeur fixe à griffes) dans le cas de la coupe à la toise : le contenu des remorques chargées au cane-loader (chargeur auto-moteur à griffes) est transféré dans des camions (chargement jusqu’à 20 ou 25 t) afin d’optimiser le transport à l’unité de transformation. Cette opération se fait au poste de transfert de l’exploitation.

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